DES COMMANDEMENTS , etc *231
prendre, est de n'en prendre aucun ; l'hésitationest pire que l'ignorance, elle est le cachet dela faiblesse.
La partie n’est jamais perdue, car souvent unerésolution audacieuse subjugue la fortune.C est au génie à juger de ce qu'il peut entre-prendre, et de ce qu'il doit s’interdi re.
Sur un champ de bataille ouvert, long-tempsavant d’avoir croisé le sabre, Je véritable ma-noeuvrier connaît son ennemi. La rectitude,l’ensemble, les bonnes dispositions de scs mou-vements. leur calme sous le boulet ont déjàdonné la mesure exacte de ce qu’est le chef, dece qu'est le soldat, auxquels il a affaire. Que cesindicat ons ne soient pas perdues et aient unehaute inllucnce sur nos déterminations.
Songeons que l’opinion que nous concevonsde l'adversaire, cet adversaire la concevra denous. Plus nous la rendrons favorable, pîusnousinquiéterons cet ennemi, et parviendrons ainsià le démoraliser, avant de l'avoir attaqué sé-rieusement.Si nous obtenons cet immenseavan-lagc sur lui, par ce seul fait, nous aurons doublénotre force de toute celle qu'il aura perdue.
0. Sur le vrai terrain , y a-t-il un choix à fairedans les évolutions qu'enseigne la théorie ?
H. Oui certainement; car plusieurs de cesévolutions, un jour d'action, peuvent nous coin*promettre dangereusement. Hors de portée del'ennemi, il n'y a pas de motif à mouvementscompliqués, et je ne peux trop redire qu’il yfaut supprimer tout ce qui fatigue inutilementles chevaux; près de l'ennemi, il y a encoremoins motif à ees mouvements, pareequ ils nes'y exécutent jamais avec le calme et la préci-