DFS CHARGES.
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iis se trouvent. Cette attaque sera d outant meil-leure, si notre seconde ligne démasquée parnotre mouvement, sc porte en avant, et chargede front les cuirassiers.
Il faut pour ces mouvements, comme pourpresque tous ceux qui nécessitent de la rapiditéd’exécution, et des commandements qui sortentde la série ordinaire, il faut dis-je, que le chefles prévove quelques instants d’avance, et pro-vienne les officiers de ce qu'il va ordonner, enindiquant à chacun ce qu' il devra faire dans telou tel cas. S’il ne prend pas cette précaution, ilrisque de n être ni compris, ni obéi.
I>. Dans les cas ordinaires, quelle est la meil-leure manière de charger ?
R. Pur échelons. En cas de succès, le premieréchelon é’ ranîe, le second enfonce l'ennemi,les autres ne s’engagent qu'autant qu’ils sontutiles. En cas de revers, les derniers échelonsoffrent toujours un point d’appui, et rendent laconfiance aux premiers poursuivis.
I). Avant de charger la cavalris que doit-onJ aire ?
R. ha tâter, comme un maître d'armes habiletâte son adversaire dans un assaut; la manœu-vrer par des mouvements de liane bien simples,de pelotons à droite, et à gauche, /nais en mainte-nant ses distances, pour reformer la ligne bienpleine, et unie, au premier ordre.
Menacer ses ailes, et si l'ennemi s'ébranlepar un mouvement maladroit, et trop compli-qué, saisir l’instant qui ne dure que quelquessecondes,et charger à fond.
Une manœuvre que j'ai vu toujours employeravec succès , lorsque deux lignes s'observent