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le dos .wait servi de bouclier à leurs coupablescompagnons.
Une retraite trop massée est toujours sabréepar deux raisons bien simples- La première c’estque les cavaliers qui l'exécutint, rn se serrant,mutuellement outre mesure, paralysen* leursmouvements de défense individuelle, et r *n-dent impossibles la halte, et le demi tour duface en tète. Et la seconde, c'est que le cavalierattaquant, qui n'a qu'un seul point de vue, quin'est nullement inquiété sur «es lianes, sc lancede toute sa force impulsive, de toute son audace,sur cotte masse inoffensive qu’il taille en toutesécurité, et qu'il roule aussi loin qu'il veut.
Il n'en est pas ainsi d'une retraite individuel*leniout divisée. L’homme qui l’exécute conservetoute sa force défensive. Il esterai en tout à l’at-taquant, qui se garde bien de sc lancer aban-donné sur lui, parce que scs lianes sont mena-cés, que son attention est divergente, et queles dangers sont égaux de pari et d’autre. Unesemblable retraite n'est jamais ni vivementpoussée, ni longuement suivie. Los chevaux lesmoins vîtes l'exécutent comme les plus rapides,elle inquiète l'attaquant, s'arrête sur le pointutile, et fait vivement face en tête pour repren-dre l'offensive. De toute antiquité les peuplesvraiment cavaliers en ont exécuté île semblables.Po/ybe nous dit en décrivant le passage de laTrébia : « Cependant Sempronius Ut sonner la» retraite afin de rappeler sa cavalere qui ne sa-» vait comment manœuvrer contre l'ennemi» qu'elle avait en front. En effet, elle avait ajj'oire» aux Numides dont la coutume était de se retirer» dans diverses direct ions t et de retourner vîgou-
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