Buch 
Avant-postes de cavalerie légère : souvenirs / par F.é de Brack
Entstehung
Seite
317
JPEG-Download
 

l’ AR LEM ENTAI H CS. 317

en apparonccdui seront adressées, qu'il les pèseavant d y répondre.

Lorsqu'on veut parlementer, il faut non seu-lement choisir l'officier , mais aussi le trom-pette; car celui-ci sera invité à boire, et ques-tionné. Que ce soldat soit donc sobre, et silen-cieux, et qu'une consigne bien donnée avanl ledépart, assure encore ces qualités.

Un parlementaire entrant dans un camp, esttoujours lobjct d'une curiosité grande et géné-rale. On le détaille des pieds à la tctc; on le re-garde malgré soi comme un échantillon destroupes auxquelles on a affaire. Il est indispen-sable que cet échantillon soit bien choisi soustous les rapports, pour que l’impression moralequ'il fait soit comp'ète, et forte-Que le parle-mentaire soit donc beau soldat, bien babillé,bien armé ; qu’il ait toutes les apparences de laforce, de l’adresse, et qu'il soit monté sur uncheval vigoureux et en bon état. Que le trom-pette qui l'accompagne soit comme lui.

Sous aucun prétexte, un officier de tirailleursne doit se permettre de cesser le feu ni de par-lementer sans ordres de son commandantsupé-rieur. Dans la campagne de 1009, nous lûmesenvoyés en Hongrie , pour lier l'armée d’Italie àla grande armée. Arrivés devant Edimbourg , lacavalerie hongroise s’arrêta,et demanda à ca-pituler pour la ville. {Votre avant-garde étaitfort en avant de notre troupe; clic écoula lespropositions qui lui étaient faites, sans pouvoiry répondre promptement parce que nos géné-raux étaient loin. Ces propositions nécessitaientla présence d’un officier français dan» le campautrichien. L'officier commandant notre extrè-

27'