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DES PARTISANS.
caissons sautés, le partisan frappe un secondcoup aussi vigoureux à trois lieues en arrière.
L'ennemi ignorant Ja force numérique de ceparti audacieux, s’arrête, prend position, niasseles détachements qui seraient d’un grand se*cours à son armée, et la notre profite de ces re-tards.
Tel autre enfin, comme le valeureux, l’illus-tre polonais Urninski, à la tète de quelques es-cadrons, traverse l’armée ennemie, soulève uneprovince, fait une puissante diversion, et apresplusieurs victoires, forcé à la retraite, il ramèneà l’armée nationale scs forces triplées.
Le partisan, par l’isolement dans lequel il setrouve, et par son absence d'obligation de mar-cher immédiatement dans telle ou telle direc-tion, de se retirer sur tel point, n’est soumis àrien qui le gène ; il est maître de tout le terrainque sop œil embrasse : qu’il l’observe avec unerare intelligence, et qu’il le juge surtout dans sapensée, non pas tant du lieu où il se trouve, quedu point de vue de l’ennemi. Ainsi, qu’il calculeles profondeurs, les hauteurs, les rideaux dansleurs rapports avec ce point de vue,et qu’il seplace toujours de manière à rompre par ers ri-deaux le rayon visuel que l’ennemi dirigeraitsur lui.
S’il descend par ce sentier, le monticule quise trouve à sa droite, cachera son mouvement.S’il traverse la plaine dans celte direction, lepetit bois qui se présente à sa gauche masquerasa marche pendant dix minutes, et les dix mi-nutes suffiront pour qu'il gagne le ravin danslequel il pourra s'embusquer.
Le partisan n’agissant que par surprise, les