DES PARTISANS.
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positions offensives qu’il prend sont toujours desembuscades. Plus elles sont rapprochées dupoint dattaque, mieux cela vaut; mais il fautque cette proximité soit toujours calculée sur leplus ou moins de conliance, et de surveillancede l’ennemi.
Le partisan, après avoir audacieusement en-levé un convoi, se met en retraite. U faut quecette retraite soit prompte, car l’ennemi peutêtre averti, et mettre à sa poursuite des forcessupérieures. II compare donc l'importance et lapossibilité de conservation de la prise qu’il afaite, avec celle de l'attaque qu’il peut avoir àsoutenir, et de la promptitude qu’il doit mettreà sa relrai’e. Cette comparaison rapide, lui faitdétruire ce qui le retard; rait dangereusement,et il s'éloigne, non pas par la route qu’il a suiviepour arriver, mais par celle qui raccourcit ladistance qu'il a à parcourir pour atteindre unlieu de sûreté. Los ondulations du terrain, lesbois, les ravins masquent sa retraite, et il nes'arrête qu apros plusieurs heures de marche,parce qu’il sait que la poursuite de l'ennemi n‘ajamais qu’une certaine portée ; que plus elle seprolonge moins elle estvive, et dangereuse, sur-tout si elle est entraînée par le détachementpoursuivi, sur un terrain diflicile, coupé, et fai-sant craindre des embuscades.
Si cependant l'ennemi poursuivant paraît àquelque distance, et menace d’attaquer fran-chement et puissamment ; le partisan alorsn'hésite pas à lui donner le change. 11 fait filerle convoi sous les ordres d’un oilicier auquel ilenjoint de marcher vite, et dans le cas d attaqued'abandonner tout ce qu’il jugerait ne pas pou-