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Avant-postes de cavalerie légère : souvenirs / par F.é de Brack
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537
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post-face. 537

Je réputé et j'affirme que de même que l'édu-çationdes collèges et des familles, estautre quecelle du inonde , et que celle-ci fait souventmentir l'autre, de meme aussi l'éducation degarnison, telle quelle est donnée aujourd'hui,recevra de nombreux démentis de la guerre»cette éducation ine parait tout-à-lait insuffi-sance pour le cavalier léger, je suis encore àm'expliquer comment la même théorie estmise entre les mains du cuirassier et du hus?sard,lorsqu'on guerre leurs deux services sontsi complètement distincts cl opposés.

Vous avez quelquefois, dans vos roues, ren-contré une colonne de Cuirassiers;cominc moi,vous avez, de dessus vos petits choraux légers,mesuré la hauteur de ces géants,et fait en vous-mêmes la triste comparaison de votre force aveccelle de ces colosses couverts de fer, et si puis-samment armés. Cependant cent fois en guerrevous serez opposés à des troupes semblables. Re-ligieux sectaires de la théorie» manœuvrerez-vous alors comme eux? Dans une charge» oppo-serez-vous ligne à ligne, et irez-vous, dhommeà homme, de poitrail à poitrail, vous faire culbu-ter et broyer sans espoir de succès, ni même devengeance? Si vous najoutez pas aux préceptesclassiques, vous succomberez infailliblement;si vous cherchez vos ressources en dehors de cesmêmes préceptes, vous vaincrez. Opposez d'au-tant plus de ruse qu'il vous manquera de force.Vous qui êtes plus (égers, plus mobiles que vosadversaires, tourncz-les, harceiez-lcs,déniora-iisez-Ies par (es surprises, écrascz-les par les fa-tigues, attircz-les sur le terrain de ladresse; l'a-dresse est plus (laissante que la force; le petit