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i lorsque tout à-coup quelques mille guerriers,
» couverts de vêtements de peaux de bêtes fau-
> ves et de moutons, aux épaules brûlantesi d'ailes retentissantes, aux lances ornées d'une» flamme d'étoffe éclatante,aux chevaux légers,
> rapides et vigoureux, sortent des forêts de lai Bohême. traversent le Danube,et apparaissent
> au midi d'un beau jour, parmi ces chevaliers
> épouvantés que toute l’Europe chrétienne» avait entorés au secours de Vienne. Un coup» d*<jcil suffit à Sobîeski pour reconnaître l'armée» turque, et se décider à l’attaque: eu avant,» s'écrie-t-il ; ces mots magiques retentissent au» cœur des braves ; les Polonais àl instantse» précipitent à sa suite. Dans une heure le camp• des Turcs ne présente plus que des morts, des
> prisonniers, et un immense butin; l'Empereur» d'Allemagne peut sortir de sa casemate; son» vêtement estdor ctson regard plein d'orgueil.» Un jeune Polonais descend de cheval pour» s'agenouiller devant lui ; point de bassesse,pa-
> latin, lui dit le héros ; puis traversant la foule
> des lourds guerriers qu'il a rassurés, il reprend
> La roule de scs états, content de sa gloire, et» joyeux d aller raconter à sa femme; née Iran-» çaisc et dont le cœur est héroïque comme le» sien, son combat et sa victoire; victoire que» l'ingratitude rendit plus tard si funesieàsa
> patrie. >
c Si du fait au possible la conséquence esti bonne» comme on t'enseigne dans les écoles;» si le résultat de rexpérienceestune nécessité;■» si les mêmes causes produisent les mêmes cf-» fets ; si le passé nous découvre l’avenir, on ne