sance. Nous, qui eussions du la précéder dans cetteréforme, et qui du moins devrions l’y suivre avecardeur, c’est à peine, sur le chiffre de nos naviresà vapeur, si nous en avons six qui soient capablesde soutenir la comparaison avec la marine britan-nique.
Il est triste de le dire, mais on s’est endormi etl’on a endormi le pays avec des paroles flatteusesetdes chiffres erronés; on s’est persuadé, et l’on aréussi à lui persuader qu’il possédait une marineà vapeur forte et respectable. Erreur déplorable,source d’une confiance plus déplorable encore !
Je ne suis pas de ceux qui , dans l’illusion del’amour-propre national, nous croient en état delutter sur mer d’égaux en égaux contre la puis-sance britannique; mais je ne voudrais pas nonplus entendre dire qu’en aucun cas nous ne puis-sions lui résister.
Ma pensée bien arretée est qu’il nous est possi-ble de soutenir la guerre contre quelque puissanceque ce soit, fût-ce l’Angleterre , et que, rétablis-sant une sorte d’égalité par l’emploi judicieux denos ressources, nous pouvons, sinon remporterd’éclatants succès, au moins marcher sûrement