13
vers noire but, qui doit être de maintenir à laFrance le rang qui lui appartient.
Nos succès ne seront point éclatants, parce quenous nous garderons bien de compromettre toutesnos ressources à la fois dans des rencontres déci-sives.
Mais nous ferons la guerre sûrement, parce quenous nous attaquerons à deux choses e'galcmentvulnérables : la confiance du peuple anglais danssa position insulaire et son commerce maritime.
Qui peut douter qu’avec une marine à vapeurfortement organisée nous n’ayons les moyens d’in-fliger aux côtes ennemies des pertes et des souf-frances Inconnues à une nation qui n’a jamaisressenti tout ce que la guerre entraîne de misères ?Et à la suite de ces souffrances lui viendrait lemal, également nouveau pour elle, de la con-fiance perdue : les richesses accumulées sur sescôtes et dans ses ports auraient cessé d’être ensûreté.
Et cela pendant que, par des croisières bienentendues dont je développerai plus tard le plan,nous agirions efficacement contre son commercerépandu sur toute la surface des mets.
La lutte ne serait donc plus si inégale !