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a qu’une seule ressource, qu’un seul moyen, celuidont elle userait contre nous, une marine à va-peur.
Eli bien, il faut le redire, c’est là le côté dou-loureux de la question; malgré toutes les illusionsdont nous aimons à nous satisfaire, malgré tous lesfaits avancés, tous les chiffres alignés, nous n’a-vons qu’une force impuissante, une force dontl’existence purement nominale est toute sur le pa'pier. Sur quoi se fonde-t on, en effet, pour ras-surer la France et lui prouver qne sa marine es*dans un état respectable ? Sur une escadre à voilesparfaitement armée, j’en conviens, et certes ce n’estpas moi qui lui dénierai ses mérites et sa gloire;mais s’il est vrai que, par le simple progrès deschoses, ce qui était le principal, ce qui était toutil y a vingt ans encore, n’est plus aujourd’huiqu’un accessoire dans la force navale, cette belleescadre serait bien près de n’être qu’une dépenseinutile. Examinons un peu des faits qui se sontpassc's sous nos yeux : c’est de l’histoire contempo-raine que chacun peut apprécier avec ses souve-nirs.
Depuis que les progrès de la navigation ont faitabandonner les galères (ceci est assez ancien), cha-