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Enfin , et tout est là, portons nos regards audelà du détroit, et voyons ce que fait l’Angleterre ;voyons la décision avec laquelle ce pays si sagace,si éclairé sur ses intérêts, a su renoncer aux vieuxinstruments de sa puissance, et se saisir d’unearme nouvelle (1).
Assurément, si quelque part on devait tenir aumaintien des escadres à voiles, c’était dans lesconseils de l’amirauté britannique : on a tiré assezde profit et de gloire.
Mais on a suivi la marche du temps, on aécouté les comseils de l’expérience , et l’on a com-pris que les vaisseaux devenaient inutiles alorsqu’une nouvelle force navale , capable de toufaire en dépit d’eux, était entrée dans le monde.
Aussi, regardons-le, à notre escadre , clouéedepuis longtemps par la force des choses dans| laMéditerranée, qu’oppose le gouvernement anglais ?Trois vaisseaux (2); mais, en revanche, ila onzeba-
(â) Voir annexe A et tableau n° 4.
(1) Le gouvernement anglais réduit cette année de dix-sept à neuf Je nombre de ses vaisseaux armés. Trois dupremier rang (àtrois ponts) seront employés comme vais-seaux de garde dans leurs ports : Shearness, Portsmonth,dlymoutb; trois dans la Méditerranée, un dans l’Océan