une voie dangereuse, au bout de laquelle il pour-rait y avoir quelque jour un compte bien sérieuxà rendre à la France désabusée.
Je n’he'siterais pas, pour mon compte, à entrerdes aujourd’hui dans la route contraire, et je meposerais nettement la question de savoir si main-tenir huit vaisseaux armés et huit en commission,pour n’en retirer d’autre avantage que celui defrapper de loin les yeux des observateurs super-ficiels, ce n’est pas beaucoup trop.
On me répondra peut-être que ces vaisseauxsont l’école des officiers, de la discipline.
Mais toute réunion de navires , qu’ils soient àvoiles| ou à vapeur, atteindra le même but. 11n’e st pas nécessaire d’avoir pour cela des vais-seaux , de toutes les machines flottantes les pluscoûteuses, des vaisseaux que, guerre venant, ilfaudrait de'sarmer.
Ne vaut-il pas mieux employer les loisirs dela paix à préparer et à aiguiser une lame qui por-terait des coups assurés en temps de guerre? Jene crains pas de l’affirmer, de la formation d’uneescadre à vapeur sortiraient plus d’idées nouvelleset de véritables progrès qu’il n’y a en eu depuis lesleçons de la dernière guerre.