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le dise, en cela comme en toute chose, pour fairele bien, il est nécessaire de s’en occuper, et des’en occuper sérieusement.
Notre marine à vapeur date de 1829; l’expc-dition d’Alger fut le théâtre de ses premiers essais.On fut frappe alors des avantages qu’il e'tait pos-sible d’en retirer, et l’on s’empressa de jeter dansJe même moule un assez grand nombre de navi-res semblables à ceux qui avaient servi dans cetteexpe'dition. Cependant telle e'tait l’importancetous les jours croissante du service d’Alger , queces navires à peine construits devaient aussitôt s’yapproprier, et que sans cesse requis d’urgence, etsouvent même forcés de marcher sans que leursréparations fus eut terminées, ils ne pouvaientfournir la matière d’aucun essai fructueux, d’au-cune amélioration. Ce qui leur manquait surtout,c’était d’être employés dans les stations où ilsauraient pu être mis en comparaison avec les na-vires e'trangers. Cét inconvénient, joint aux pré-ventions exclusivement re'gnantes en faveur de lamarine à voile, fit que, de 1830 à 1840, les pro-grès de notre marine furent nuis. Cependant lascience avait marché. La marine royale d’Angle-terre, ayant le loisir d’expérimenter, et de plus,