ayant sous les yeux une marine à vapeur mar-chande où le nombre et la concurrence amenaientdes progrès de tous les jours, avait mis en mer desnavires magnifiques.
Les hommes qui gouvernaient nos affaires en1840 furent frappes de ces progrès, et en sentirentla portée : une tentative e'nergiquc fut faite pourdonner à la France une véritable marine à va-peur, par la création de nos paquebots transatlan-tiques.
Malheureusement, cette tentative a été la seule :maigre' les efforts si louables et si persévérants dudépartement des finances pour tracer une voied’amélioration à la marine à vapeur par l’exem-ple de ses paquebots, on s’est obstiné à la laisservégéter, et aujourd’hui elle ne suffît plus aux be-soins de la paix, loin d’offrir les ressources qu’elledevait fournir pour la guerre.
F.t l’on ne saurait accuser les Chambres decette triste insuffisance. Chaque fois que des fondsont été demandés pour doter la France d’unç ma-rine à vapeur, ils ont été votés avec un patrioti-que empressement. J/argcnt ne s’est jamais faitattendre ; mais on espérait qu’il y aurait un résul-tat qui répondrait à tant de dépenses , à tant de