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vent prouvé qu’elle ne calculait pas ses sacrifices.Mais j’accepte l’objection, et j’accorde que lesmachines et les chaudières coûtent fort cher; j’a-joute seulement que rien n’obligerait à faire enune seule année toute la dépense; et que dans l’in-térêt même d’une fabricuation aussi étendue, il yaurait avantage à répartir la charge sur plusieursbudgets consécutifs. Il faut considérer ensuite queles machines bien entretenues durent fort long-temps , de 20 à 25 ans, et que, si les chaudièress’usent beaucoup plus vite, il est possible de lesrendre moins coûteuses, en substituant dans leurconstruction le cuivre à la tôle : non que ce pre-mier métal ne soit plus cher que l’autre , mais ildure davantage, et, après l’appareil usé, con-serve encore sa valeur.
J’ai essayé d’établir des calculs sur les frais decréation et d’entretien du matériel des navires àvapeur comparés aux frais qu’entraîne le matérieldes navires h voiles ; malheureusement je n’ai pudonner à ces calculs toute la rigueur désirable,n’ayant d’autre base à leur fournir que des hy-pothèses : les publications officielles n’offrent quedes données incertaines à cet égard. M. le baron