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quelques années et ce qui se fait encore aujourd'huien Angleterre, et à dire ensuite si, de bonne foi,on ne peut aussi bien le réaliser en France .
Il m’en a coûté, dans tout le cours de ce petitécrit, de faire subir à mon pays un affligeant pa-rallèle avec un pays qui le devance de si loindans la science de ses intérêts; il m’en a coûté demettre à nu le secret de notre faiblesse en regarddu tableau de la puissance britannique. Mais jem’estimerais heureux si je pouvais, par le sincèreaveu de ces tristes vérités, dissiper l’illusion oùsont tant de bons esprits sur l’état réelle des forcesnavales de la France , et les décider à demanderavec moi les salutaires réformes qui peuvent don-ner à notre marine une nouvelle ère de puissanceet de gloire.