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légers, où tout serait sacrifié à la vitesse, pourporter les ordres du gouvernement.
Enfin, tenir vingt-deux; frégates de premierrang au moins armées pour le service des stationslointaines.
A part les frais de création de navires, les dé-penses d’entretien ne dépasseraient pas celles denotre flotte actuelle. Avec une marine ainsi orga-nisée, nous serions en mesure de résister à touteprétention qui blesserait notre honneur et nosintérêts, et une déclaration de guerre ne risqueraitjamais de nous trouver sans défense. Enfin, nousaurions les moyens d’agir immédiatement, sanslivrer à un seul hasard toutes nos ressources.
Et, j’insiste sur ce dernier point, tous ces ré-sultats , nous les obtiendrions sans une sérieuseaugmentation de dépenses (1).
Que si, pour démentir mes assertions, on lesappelait du nom d’utopies, nom merveilleusementpropre à faire reculer les esprits timides et à lesenfoncer dans l’ornière de la routine, j’inviteraisceux qui me répondraient de la sorte à considé-rer attentivement tout ce qui s’est fait depuis
(t) Voir annexe C.