quoique très-lourds, eu égard à la force de leurmoteur. Ils ont de bonnes qualités,.et leur mar-che, sans être supérieure, est au moins satisfai-sante. Partout où ils paraîtront dans les stationsétrangères, nous n’aurons pas à subir d’humiliantescomparaisons ; nous n’aurons pas, comme récem-ment dans la station du Levant, le spectacle dedeux navires , l’un anglais , l’autre français , tousdeux sortis du Pirée pour porter secours à une denos corvettes et l’arracher de la côte où elle s’étaitéchouée, rentrant tous deux au même port, auxyeux des deux escadres réunies, l’un, l’anglais ,traînant à la remorque notre corvette, et luttantde vitesse malgré cela avec le vapeur français , quiterminait ainsi le rôle d'impuissance qu’il avaitcommencé sur le lieu de l’échouage.
Les six vapeurs de nao sont, comme les 45o,réservés pour des missions politiques ou autres.Un d’eux, CArchimède, vient de quitter Brestavecdestination pour les mers de Chine, où il ferapartie de la division navale qui s’y trouve réunie.Les cinq autres sont presque constamment requitpour les besoins de la politique, ou pour coopéreraux mutations qui s’opèrent en automne dans lestroupes de l’Algérie .
Cette espèce de navires nous paraît, dans lesconditions actuelles, particulièrement appropriéeaux services de guerre que nous attendons d’unemarine à vapeur. Une double expérience a lieu en