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grès et parce qu'on exige aujourd’hui, dans la va- •peur de guerre, d'autres conditions de force etde puissance. On ne se contente plus en effet desqualités qui, à l’aide des circonstances impérieusesque nous avons expliquées, ont pu faire des l6ol’objet d’une faveur si durable. Comme bâtimentde guerre, il est trop faible aujourd’hui pour êtrecompté, et son infériorité de marche le rend im-propre à un service de dépêches. Nous ne lui re-connaissons qu’une qualité essentielle, il est vrai,mais insuffisante lorsqu’elle est isolée : c’est qu’ilse comporte très-bien à la mer. Créé en vue duservice d’Afrique le service d’Afrique est sa spé-cialité; aussi voyons-nous qu’en temps ordinaire,ce service en absorbeun nombre considérable.
D’abord trois son employés au transport desmalades : ce sont le Gre'geois le Météore et le Cer-bère. Ces trois navires ont été installés pour offrirun abri à leurs passagers ; on les a exhaussés enleur donnant un pont de plus. On conçoit d’ail-leurs que la construction de cet abri n’ait pasajouté à leurs qualités, et que même, dans certai-nes circonstances, elle puisse être une cause dedanger et compromettre la sûreté du navire appe-santi. Mais à ce prix les malades sont abrités, tan-dis que sur les autres navires, dans ce va-et-vientcontinuel entre les deux rives de la Méditerranée,entre Alger et les autres points d’occupations, nos