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soldats bivouaquent sur le pont, été comme hiver,mouillés par la pluie et par la mer, et'cela duredepuis quatorze ans, c’est l’état normal ! N'y a-t-pas des misères qui nous touchent de moins près,et qui sont moins dignes d'exciter l’intérêt et lasollicitude du pays?
Les relations ordinaires avec l’Algérie exigentle concours permanent de neuf bâtiment pour lestransports et pour la correspondance entre laFrance , Alger , et les différents points du littoral.Dans un service aussi actif, opéré par des navireslourds de construction et souvent surchargés, lesavaries sont fréquentes. On en compte communé-ment quatre à cinq retenus au port par drs be-soins de réparation. (Je nombre va quelque foisjusqu’à six, surtout en hiver, où les causes d’ava-ries sont multipliées. C’est donc au moins quatreà cinq navires qu’il faudrait tenir en réserve pourfaire face à ces éventualités, sous peine d’interrom-pre la régularité des communications, et de jeterla perturbation dans un service dont on ne peutplus se passer.
Ainsi, outre une permanence de neuf bâtiments,il faut en compter quatre à cinq au moins pourformer une réserve : en tout, treize à quatorze bâ-timents.
De plus, quatre navires ayant étéjugés nécessai-res pour les stations du Brésil , des Antilles , de