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voyous servir de modèle à toute la flotte. Maisavant que son adoption soit devenue définitive ,quelle sage lenteur, quelle prudente réserve !Quatre ports sont d’abord appelés, comme dansun concours, à satisfaire aux conditions d’un de-vis proposé ; puis les quatre navires sortis de ceconcours sont réunis, soumis à des expériencescomparatives, et c’est seulement après de longuesétudes qu’un type nouveau, celui de aîo, est in-troduit dans la flotte.
Plus tard, en 1 838, la même prudence présideà l’introduction du 3ao. Les premiers types, laGorgon et le Cyrlops, durent être modifiés, et l’oneut à se féliciter de ne pas les avoir reproduitsavant de les avoir jugés.
Cependant l’industrie, précédant la marine mi-litaire, avait ouvert, par des essais hardis, la voieà des constructions plus importantes. La marinemilitaire, entraînée dans cette voie d’agrandisse-ment ne s’en tint pas au Cyclops, et la Dévasta-tion parut, construction admirable et dont nousavons déjà eu l’occasion de signaler les brillantesqualités.
La Dévastation a tenu tout ce qu’elle promet-tait. Aussi voyons-nous, en i843, ce type re-produit et occupant presque exclusivement leschantiers des arsenaux anglais , avec la désignationofficielle de steamers de I 1 * classe.