considérables pour l’entretien et le renouvelle-ment du matériel? Il est à remarquer, d’ailleurs,que l’on diminuerait notablement la dépense ré-sultant de l’usure des chaudières en cuivre. Outreque ces chaudières n’exigent presque pas de ré-parations, elles durent au moins trois fois plus quecelles en tôle, et quand elles sont arrivées au termede leur durée, les matériaux provenant de leurdémolition ont conservé presque toute leur valeur.
Au reste, sur ce point, nous ne réclamons quel’égalité; mais si l'on ne croit pas devoir nous l’ac-corder, si l’onnous prouve que nous nous sommestrompé, nos calculs n'auront pas moins servi àdémontrer notre proposition à savoir : que, dansune marine militaire, les services des bâtiments àvapeur, comparés à ceux des bâtiments à voiles,sont moins coûteux qu’on ne pense.
Si l’on avait prétendu à autre chose, si l’onavait voulu rechercher laquelle des deux marine?;prise dans son ensemble, coûtait le plus à l’Etat,il aurait fallu tenir compte des dépenses de pre-mier établissement, calculer la valeur premièredes deux matériels. Or, on n’ignore pas que pourle matériel à vapeur, cette dépense première estplus considérable que pour le matériel à voiles.Mais qu’en doit-il résulter?Qu’en temps ordinairela France mettra quinze ans, au lieu de dix, à
5