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FORCE CENTRIFUGE.
beaucoup plus grands. Par ces deux raisons, la force cen-trifuge y possède une plus grande intensité, et il en est ré-sulté, pour ces deux planètes, des aplatissements de ^ etbien autrement considérables que celui de notre globe; aussila forme aplatie de leurs disques frappe-l-cllc l’observateurmême non prévenu.
CHAPITRE VI.
APPLICATION A LA GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE. —MAPPEMONDES ; PROJECTIONSORTHOGRAPHIQUE ET STÉRÉOGRAPHIQUE.
Représentation graphique de la Terre. — Dans CC chapitrenous supposerons à la Terre une forme rigoureusement sphé-rique. 11 sera facile plus tard de tenir compte de son aplatisse-ment réel, dans les travaux géographiques où celte recherched’exactitude peut être utile.
Nous avons vu déjà comment on peut rapporter sur un globeles divers points de la surface terrestre, quand on connaît lescoordonnées géographiques de ces points. Il s’agit maintenantde représenter cette surface à l’aide de dessins exécutés sur unplan ou de cartes planes. C’est là un problème de géométriedescriptive qui se résout à l’aide des méthodes ordinaires decette science, soit par des projections , soit par des développe-ments.
On distingue les cartes géographiques en mappemondes , oùles deux hémisphères sont représentés en entier, et en cartesparticulières, destinées à figurer certaines contrées seulement.Nous nous occuperons d’abord des mappemondes.
Projection orthographique. — C’est le système où chaquepoint se trouve représenté, sur un plan, par le pied de la perpen-diculaire menée au plan par ce point. On choisit ordinairementpour plan de projection soit le plan de l’équateur, soit celuid’un méridien quelconque. Examinons le genre de transfor-mation que les coordonnées sphériques (longitude et latitude)d’un point subissent dans l’un et l’autre cas.