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COORDONNÉES GÉOGRAPHIQUES.
O b sur l’équateur à partir du point O, origine des longitudes;on élèvera ensuite en b un arc perpendiculaire à l’équateur,ou, pour mieux dire, on fera passer par b le méridien NôS, eton portera de b vers N la latitude connue du point cherché, sicette latitude est boréale ou positive, de b vers S, au contraire,si elle est australe ou négative. Le point B se trouvera doncdéterminé par scs deux coordonnées.
Distances «les «leux points du glolte. — L’ai’C de grandcercle compris entre deux points quelconques A et B, dont onconnaît les coordonnées, peut être aisément calculé par la tri-gonométrie sphérique; car, dans le triangle ANB, on connaîtAN et BN compléments des latitudes de A et de B, et l’angleANB = longitude du point B, ou différence des longitudes de Aet de B, si le méridien NAO n’est pas pris pour origine. Pourdéterminer la longueur linéaire de cet arc AB, c’est-à-dire laplus courte distance de A à B sur la sphère, il en faudrait con-naître le rayon. Réciproquement, il suffira de mesurer la lon-gueur linéaire de l’arc AB compris entre deux points quel-conques, dont on connaît les coordonnées, pour pouvoir enconclure le rayon du globe terrestre, supposé sphérique. Mais,encore une fois, la détermination des coordonnées géographi-ques d’un lieu quelconque n’implique nullement la connais-sance de ce rayon.
CHAPITRE II.
DÉTERMINATION DES COORDONNÉES GÉOGRAPHIQUES D’UN LIEU. —LATITUDES ET LONGITUDES TERRESTRES.
Déterminations des latitudes. — La latitude d’Ull lieu A(fîg. 35) est l’arc AO qui mesure l’angle formé par le rayon CA,avec sa projection CO sur l’équateur; c’est aussi la hauteur an-gulaire du pôle céleste P sur l’horizon du lieu.
En effet, menons au point A la verticale AZ ; cette verticalen’est autre chose que le rayon CA prolongé, car, en admettantque la Terre soit une sphère, toutes les verticales doivent con-courir au centre. Le plan de l’horizon coupera le méridien NAO