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FIGURE DE LA TERRE.
Bernardin de Saint-Pierre, ont soutenu que la Terre est unglobe allongé vers les pôles en vertu du sophisme suivant : ledegré le plus long correspond au plus long rayon; donc le demi-diamètre de la Terre est plus long au pôle qu’à l’équateur. Cespersonnes (non géomètres) croyaient que les normales con-courent au centre dans l’ellipsoïde comme dans la sphère.
CHAPITRE Y.
SYSTÈME MÉTRIQUE. — VALEURS DÉFINITIVES DES ÉLÉMENTS DUSPHÉROÏDE TERRESTRE.—EFFETS DE LA FORCE CENTRIFUGE.
longueur du mètre. — Lorsqu’on résolut en France de ré-former le système entier des poids et mesures, et de prendrepour unité fondamentale la dix-millionième partie du quart duméridien, on sentit qu’il était nécessaire de déterminer cettelongueur avec une précision extrême et de recommencer avanttout, avec les ressources nouvelles que l’art mettait à la dis-position des astronomes, la mesure de l’arc entier du méri-dien qui traverse la France, de Dunkerque à Barcelone.Delambre et Méchain conduisirent à bonne fin cette immenseopération. Afin de ne point imprimer un caractère trop exclu-sivement français à une institution que des esprits élevés espé-raient rendre universelle, toutes les nations furent appelées ày concourir et à se faire représenter, par leurs savants, dans lesein de la commission chargée d’opérer cette grande réforme.Le système métrique fut ainsi légalement constitué en 1799. Lanouvelle mesure de l’arc du méridien qui traverse la France,combinée avec celles du Pérou et de la Laponie, avait donné5 130 740 toises pour la longueur du quart du méridien, et ^pour la valeur de l’aplatissement. Le mètre fut donc fixéà 0 T ,5130740 = 3 pi ll 1 ,296.
Éléments de l’elliptoïde terrestre. — Depuis Cette époque,de nouvelles mesures ont été exécutées en Angleterre, en Rus-sie, en Allemagne et dans les Indes; celle de France a été pro-longée, par MM. Biot et Àrago, jusqu’à Formentera, une desîles Baléares. En combinant tous ces travaux, on a pu détermi-