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Leçons de cosmographie : rédigées d'après les programmes officiels d'admission à l'Ecole Polytechnique et à l'Ecole de Saint-Cyr / par H. Faye
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FIGORE DE LA TERRI.

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même, si la longueur dun arc de 1° pris à léquateur est D r , lerayon de courbure p' au sommet du grand axe de lellipse mé-ridienne sera donné par 27to' = D'x360. Ces deux mesuresferont donc connaître p et p', et par suite les dèux demi-axes b eta de lellipse. En effet, on démontre aisément, par les éléments

a 2 V 1

de la géométrie analytique, que p et 1 de ces deux

relations on tire & 3 =p' 2 p, a 8 = p 2 p'.

Ce que lon nomme aplatissement , cest le rapport-

La

mesure intermédiaire, exécutée en France, pouvait servir devérification, car lanalyse donne le moyen de calculer le rayon decourbure, non plus aux sommets seulement, mais en un pointquelconque dune ellipse dont les deux axes sont connus. Si leméridien était réellement elliptique, ce rayon de courbure de-vait saccorder avec celui qui résultait de la mesure dun degréen France. Des calculs de ce genre, basés sur de nombreusesmesures encore plus précises, dont nous allons parler, ontmontré que, si la Terre nest pas rigoureusement un ellipsoïdede révolution, la différence est du moins à peine sensible, etque lhypothèse elliptique présente laccord le plus satisfaisantavec les faits.

II nest peut-être pas inutile dindiquer ici lorigine des con-troverses qui se sont élevées à ce sujet, pendant une grandepartie du xvin e siècle. Quelques erreurs de mesure, dans la por-tion du méridien qui traverse la France, avaient fait croire àCassini que la longueur des arcs de 1° allait en diminuant versle nord. Il en concluait que la Terre était un sphéroïde allongévers les pôles. Les géomètres nen persistèrent pas moins à sou-tenir les conclusions quils avaient théoriquement déduitesdu mouvement de rotation de la Terre. Les mesures faites enFrance nétaient pas décisives; la différence dun degré àlautre étant très-petite, lorsque ces arcs se succèdent, cettedifférence pouvait être altérée et même intervertie par des er-reurs de mesure. Pour lever la difficulté, il fallait choisir desarcs de 1° aussi éloignés que possible, lun vers léquateur,lautre vers les pôles. Nous avons vu comment ces opérationsont tranché la question en faveur de laplatissement vers lespôles. Dautres personnes, par exemple le célèbre écrivain