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l’atmosphère.
sous de l’horizon, c’est-à-dire quand sa hauteur est —18°. C’estlà un fait d’observation dont il est facile de déduire la hauteurde l’atmosphère. Soit AH (fig. 49) l’horizon du lieu A, et KS adirection du rayon solaire qui, rasant la terre en B, parvientencore en K sur l’horizon du lieu A. Ce point K est aussi placéà la limite de l’atmosphère dont la hauteur est CK. Il est évi-dent que la hauteur actuelle du Soleil, c’est-à-dire l’angleque ses rayons forment avec le plan de l’horizon, est
HKS = 18° = AOB = 2A0K.
OK OK
Le l’apport ^- r =— est égal à la sécante d’un angle de 9°, et
U(j T
CK= (séc 9° — 1). r = 0,012. r =77 kilomètres. En tenantcompte de la réfraction dont nous avons négligé l’influence,M. Biot a déduit, des observations que l’abbé de La Caille fitdans son mémorable voyage au cap de Bonne-Espérance, unehauteur de 59 kilomètres pour l’atmosphère, ou du moins pourles dernières couches susceptibles de nous renvoyer, parréflexion, une lumière encore sensible malgré l’interposition detoute l’épaisseur horizontale AK de l’atmosphère. Nous pouvonsdonc admettre, sans erreur notable, que la hauteur de l’atmo-sphère est la centième partie du rayon terrestre (64 kilomètres).Par delà cette limite , il n’y a plus d’air; il y a le vide absoludes espaces planétaires. On a beaucoup discuté, au xvn e siècle,pour savoir si les espaces planétaires étaient vides ou pleinsd’une matière quelconque : cette notion du vide répugnait àbeaucoup de bons esprits. Mais le phénomène de la nuit et ducrépuscule est une preuve bien manifeste qu’au delà d’unelimite très-rapprochée de nous il n’y a plus rien. Si rare qu’onl’imagine, un milieu matériel serait illuminé par les rayons duSoleil, à moins qu’on ne voulût le douer d’une transparenceabsolue qui n’existe dans aucun corps; nous verrions pendantla nuit le ciel briller de toute la lumière que cette matière rece-vrait du Soleil et renverrait à nos yeux. Il suffit de jeter les yeuxsur la figure 50 pour comprendre que si les espaces n’étaientpas vides, un observateur placé en O, à l’opposite du Soleil,verrait, dans un sens quelconque OA, une file immense de molé-cules toutes éclairées parle Soleil, sauf dans la portion OK quise trouve comprise dans le cône d’ombre de la Terre; la nuit