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NOTES.
fiant il paraît certain, à 1° ou 2° près, que sa direction est celle de l’éclip-tique, et non, comme on l’a dit, celle de l’équateur du Soleil.
Dans nos climats, elle se voit, en général, le soir pendant les mois de marset d’avril, et le matin en septembre et octobre. Dans les régions équatoriales,on la voit toute l’année. Deux circonstances paraissent en effet décider desa visibilité : 1 ° la brièveté du crépuscule ; 2° la position plus ou moins ver-ticale de l’arc de l’écliptique sur lequel la lumière zodiacale se projette. Lesépoques les plus favorables, sous ces deux rapports, sont celles que nousvenons de citer, et l’on peut s’en convaincre aisément à l’aide d’un globecéleste.
NOTE V.
CALENDRIER ECCLÉSIASTIQUE.
L’importance de ce calendrier, son exactitude qui le rend applicable aplusieurs sortes de recherches scientifiques, et surtout l’occasion qu’il offreau lecteur de se familiariser avec les principales périodes et même avecla construction des Tables astronomiques, tels sont les motifs qui m’ontdécidé à en exposer ici les points principaux.
Pour indiquer une date, on peut indifféremment assigner :
I » Le n° d’ordre de l’année et le quantième ;
2° Le n° d’ordre de la semaine et le jour de la semaine ;
3° Le n” d’ordre de la lunaison et l’âge de la lune, c’est-à-dire le nombrede jours écoulés à partir de la dernière nouvelle lune.
Le premier comput se rapporte aux usages civils, parce qu’il concordeavec les vicissitudes des saisons, avec les retours des journées d’une tem-pérature et d’une longueur déterminées (p. 204).
Le deuxième décide la succession régulière des jours de travail et desjours consacrés au repos, condition fondamentale de toute activité bienordonnée (p. 212).
Le troisième a pour objet de régler, d’après les traditions de l’Église,la commémoration des principaux événements de l’ordre religieux
(p. 268).
II s’agit donc de pouvoir établir à tout instant la concordance de cestrois computs, c’est-à-dire de résoudre le problème suivant :
Étant donnée une date divile, trouver le jour de la semaine et l’âge dala lune qui lui correspondent.
Les artifices auxquels on a recours pour résoudre ce double problèmesont : 1° les cycles ou périodes solaire et lunaire ; 2° les lettres dominicales