II. — CHEMINS DE FER.
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S 1 er .
HISTORIQUE.
Les premières voies ferrées qu’on ait construites en Franceavaient pour but de desservir les intérêts commerciaux dequelques centres de production houillère ou métallurgique.L’avenir de ces nouvelles voies de communication était alorsà peine entrevu, aussi l’Etat les abandonnait-il à titre depropriété perpétuelle aux sociétés intéressées, qui les exécu-taient entièrement à leurs frais et risques. C’est ainsi quefurent concédés, par ordonnances royales, les chemins defer de Saint-Elienne à la Loire (182.3), de Saint-Etienne àLyon (1826) et lï Andrezicux à Roanne (1828).
La longueur totale de ces trois chemins de fer est detk‘2 kilomètres; la dépense kilométrique, occasionnée parleur construction, s’est élevée, en moyenne, à i 25 ,000 fr.
Au début, la traction s’opérait par chevaux et l’on netransportait que des marchandises. Mais dès le mois dejuillet 1 832 la compagnie de Saint-Étienne à Lyon inaugurala traction par locomotives, déjà mise à l’épreuve en Angle-terre, et organisa un service de voyageurs.
Le succès qui couronna ces tentatives fit apparaître lesvoies ferrées sous un nouveau jour et donna quelque idéedes services qu’elles pourraient rendre dans un prochainavenir.
Premiers essais.
Intervention
du
pouvoir législatif.
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