II. — CHEMINS DE FER.
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tliode anglaise et présenta au Corps législatif, dans la ses-sion de 1837, cinq projets de lois relatifs à la concessiondes lignes de Paris en Belgique, Paris à Tours, Paris à Rouenet au Havre et Lyon à Marseille. Aucune résolution ne futprise. Après la clôture de la session, une commission dedix-neuf membres, réunie sous la présidence du ministredes travaux publics, se déclara favorable au principe del’exécution des grandes lignes par l’État, comme en Bel-gique. Le Gouvernement modifia, dans ce sens, ses projetsde lois; mais la commission parlementaire chargée d’exa-miner ces propositions conclut au rejet, et cette conclusionfut votée.
Dans ces circonstances, l’initiative de l’industrie privée,ne pouvant s’exercer que sur des concessions restreintes,sans être aidée ni encouragée par l’État, s’évanouit promp-tement. Le peu de confiance qu’inspiraient encore ces nou-velles entreprises, les agitations politiques de 1839 et lescomplications extérieures de i 84 o rendirent de plus en plusindispensable l’intervention sérieuse de l’État.
Plusieurs compagnies, déjà constituées, se trouvèrentdans l’impossibilité d’exécuter leurs lignes. C’est ainsi qu’ondut résilier les concessions de Paris à Rouen et au Havre,ainsi que de Lille à Dunkerque; il fallut , de plus, venir enaide, par prolongation de privilège, garantie d’intérêts ouprêts en argent, aux compagnies de Paris à Orléans, Stras-bourg à Bâle et Andrezieux à Roanne.
En 18A0, les Chambres se décidèrent à autoriser l’exé-cution par l’Etat des lignes de Montpellier à Nîmes et Lille àValenciennes. La loi du 1 5 juillet affecta 2 h millions de francsà l’exécution de ces deux chemins de fer.
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