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le rachat des canaux concédés et l’amélioration des voiesnavigables ont contribué, depuis une trentaine d’années, àl’abaissement du prix des transports.
Le fret d’une tonne de bouille, de Mons à Paris, qui étaitde i3 f ,2o en 18/17, se réduisait à 6 f , 4 0 en 1869; ce der-nier chiffre correspond au prix singulièrement faible de18 millimes par tonne kilométrique; encore faut-il remar-quer que le retour de Paris à Mons se fait à peu près à vide,circonstance onéreuse pour le batelier.
On peut regarder comme un minimum le prix de a cen-times par tonne kilométrique, et comme un maximum celuide h à 5 centimes. En moyenne, les transports s’effectuentsur nos voies navigables au prix de 3 centimes par tonnekilométrique.
Lorsqu’on peut aller d’un point à un autre par un che-min de fer en même temps que par une voie navigable, lepremier parcours est généralement moins sinueux quel’autre. On peut admettre que 1,000 mètres de longueursur le cours d’eau correspondent, en moyenne, à 800 mètressur le chemin de 1er. Dans ces conditions, les prix moyensdu transport d’une tonne de marchandises sur les deux voiesconcurrentes sont à peu près entre eux dans le rapport de 2à 3 ; en d’autres termes le chemin de fer augmente de 5 op. 0/0 le prix de la batellerie, mais il offre, en retour, l’a-vantage de la vitesse.
En 1869, la tonne de bouille payait, de Mons à Paris,6 f , 4 o par la batellerie et 9 f ,2o par le chemin de fer; cesprix sont à peu près dans le rapport de 2 à 3, indiqué ci-dessus. Les transports se sont répartis par moitié entre le
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Concurrence
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chemins de fer