CHAPITRE IY.
PORTS DE MER.
Les cotes de France appartiennent géographiquement àtrois régions distinctes, dites de la Manche, de l’Océan et de laMéditerranée.
La dernière de ces régions se distingue des deux autrespar cette particularité quelle n’est point soumise aux effetsdu flux et du reflux. La Manche se distingue elle-même del’Océan en ce qu’elle est sujette à des marées beaucoup plusfortes, dont le maximum (io mètres de hauteur) se produitprès de Granville.
Dans les ports à marées, la retraite périodique des eauxoffre pour la construction des facilités précieuses. On peutcombattre les alluvions au moyen de chasses, par l’actionmême des eaux de la mer qu’on retient, à marée montante,dans des bassins spéciaux d’où elles s’échappent ensuite,par des écluses, lorsque la mer s’est abaissée. Dans ces ports,les navires sont obligés d’échouer, à moins qu’on n’ait cons-truit des bassins à jlot.
On abrite les ports au moyen de môles, de brise-lames et dedigues.
Lorsqu’il existe un chenal, on le fixe au moyen de jetéesplus ou moins longues, qui servent, en même temps, auhalage des navires.