IV. — PORTS DE MER.
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vers i 56 a, lui mise à sac parles Espagnols. Gourgue, gen-tilhomme gascon, vint tirer vengeance de cet acte, maisl’Espagne resta définitivement en possession de la Floride.
Dans les dernières années du xvi e siècle, les Français duCanada étendirent leurs établissements jusqu’à l’Acadie. Eu160A, la ville de Port-Royal (actuellement Annapolis) futfondée par Pierre de Monts, gentilhomme protestant.
Quatre ans plus tard, Champlain, armateur de Dieppe,jeta sur les rives du Saint-Laurent les fondements de Qué-bec et de Montréal. Après la mort de Henri IV, la colonie,presque délaissée par la métropole, eut à soutenir contreles Indiens des luttes incessantes.
Un peu plus tard, les flibustiers français commencèrent,malgré l’hostilité des Espagnols, à s’établir aux Antilles.
En 1626, ils occupèrent Saint-Christophe; Richelieu con-firma leur chef Denambuc dans les fonctions de gouverneurde file. En 16 35 , les habitants de Saint-Christophe coloni-saient la Martinique, tandis qu’une nouvelle troupe deflibustiers français occupait la Guadeloupe. En 1660, Do-geron débarqua sur la côte occidentale de Saint-Domingueet s’y maintint contre les Espagnols.
L’importance des colonies ne pouvait échapper à l’esprit \dmii ■istrationde Colbert. Peu de temps après l’avénement de ce minis- de cen-tre, des troupes régulières envoyées au secours du Canadataillèrent les Indiens en pièces et firent renaître la sécurité.
De nouveaux colons arrivèrent en foule; des missionnairesdévoués commencèrent à prêcher l’Evangile au milieu destribus sauvages.
Afin de développer le commerce de la France avec les