IV. — PORTS DE MER.
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Presque tous les travaux furent interrompus par la tour-mente révolutionnaire.
En 1790, la digue de Cherbourg, fondée sur une lon-gueur de 1,933 toises, émergeait partout au niveau de labasse 111er; on avait renoncé au système des cônes de M. deCessart pour adopter celui des pierres perdues. Le i er août1792, l’Assemblée législative institua une commission char-gée d’arrêter les plans définitifs de l’achèvement de ce grandouvrage; cette commission décida qu’on élèverait la diguede 3o pieds, de manière que son sommet dépassât de 9 piedsle niveau des plus hautes marées; mais, en somme, on seborna pendant les années suivantes à enrocher des vigiesà l’extrémité du môle.
La loi du 27 vendémiaire an n (18 octobre 1793) sup-prima les anciens droits de fret, ancrage, feux, signaux,pontage, etc., qui étaient perçus dans nos ports, pour ysubstituer un droit de tonnage.
Le 10 vendémiaire an iv, les ports de commerce firentretour au ministère de la marine.
De graves événements se produisirent dans la coloniefrançaise de Saint-Domingue, à la suite du décret du28 mars 1790 qui appelait les hommes de couleur aupartage des droits politiques; les noirs profitèrent des dis-sensions qui survinrent à ce sujet entre les colons pourorganiser une insurrection formidable. En 1795, Toussaint-Louverture enleva les principales places de la colonie fran-çaise, chassa une armée anglaise que les colons de laJamaïqueavaientenvoyée au secours des blancs, et s’emparade la partie espagnole d’Haïti, qui venait d’être cédée à laFrance.
Révolution Irançaise.