158 VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANCE.
Sous le Consulat et l’Empire, les travaux maritimes re-prirent une activité nouvelle.
La loi du 1 k floréal an x (k mai 1802) ordonna qu’il seraitperçu, dans tous les ports de la République, un demi-droit,de tonnage dont le produit serait exclusivement aflécté auxdépenses d’entretien et de réparation de ces ports. L’arrêtéconsulaire du 9,2 prairial an x (11 juin 1802) remit lesports de commerce dans les attributions du ministre de l’in-térieur, en mentionnant que les travaux seraient dirigés parles ingénieurs des ponts et chaussées; les ouvrages et éta-blissements maritimes des ports et rades de Brest, Lorient,Rochefort et Toulon, les travaux de la rade de Cherbourget ceux du port de Boulogne restaient seuls placés dans lesattributions du ministre de la marine.
A j Dunkerque, le décret du 28 pluviôse an xiu autorisal’exécution du canal actuel de la Cuvette, de l’écluse dumême nom, de l’écluse à sas octogonal et de jetées à claire-voie en charpente. —A Calais, on restaura les jetées et oncommença l’agrandissement du bassin d’échouage dit duPetit-Paradis. — Au Havre, on construisit l’écluse de commu-nication des bassins de la Barre et d 'Ingoviïle; une grandeécluse de chasse lut établie dans le chenal. — A Cherbourg,on éleva de 9 pieds an-dessus des plus fortes marées, surj 00 toises d’étendue, la partie centrale de la digue, surlaquelle on construisit un fort (1802-1 8 o 4 ); ces travaux,exécutés sous la direction de l’ingénieur Cachin, furentgravement endommagés par une tempête en 1808. Unesomme de 17 millions fut en outre dépensée, de 1 8 o 3 à181 3 , pour le creusement de l’avant-port militaire.— AuxSables-d’Olonne , la création d’un port d’entrepôt fut ordonnée