CHAPITRE Y.
PHARES ET BALISES.
C’est à l’approche des côtes que se trouvent les dangersles plus redoutables pour les navires; aussi est-il de la plushaute importance de signaler aux marins la position du lit-toral.
Les pli ares de grand atterrage, qui remplissent cet office,sont ceux qui réclament la plus grande portée lumineuse;ils sont établis sur des caps, des îles ou des bancs, de ma-nière à former les sommets d’un polygone circonscrit à tousles écueils.
Dans la baie, plus ou moins ouverte, qui est compriseentre deux phares du premier ordre, il existe des caps se-condaires, des îles, des écueils que le navigateur a intérêt àconnaître; il y a des passes dont il convient de lui signalerla direction. On éclaire ces régions par des feux moins in-tenses que ceux du premier ordre, et dont les rayons sontparfois concentrés dans un faible espace angulaire.
Enfin, la route étant ainsi jalonnée jusqu’auprès du port,il suffit d’installer de faibles lumières sur les jetées pourindiquer l’entrée du chenal.
Ces divers feux, très-multipliés sur les côtes de France,se divisent, quant à leurs caractères, en cinq genres prin-cipaux; ils sont, suivant les cas, fixes, à éclipses, variés pardes éclats précédés et suivis de courtes éclipses, scintillants, ou