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Tome premier.
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IUSTOIRE DE LA CHEMIE.

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tous les etres et entretenir l’action du feu, sans lequel l’universserait plongd dans le froid de la mort.

Les doctrines de Thales,· d’Anaximdne, d’Hdraclite, de Demo-crile, d’Anaxagore, etc., si on les juge au point de vue de laScience actuelle, laissent sans deute beaucoup ä ddsirer; niais,il saut le reconnaitre, elles sont toutes frappdes au coin de l’origi-nalitd, elles nous dtonnent par leur hardiesse.

Ces philosophes ne nous auraient-ils ldgud que les lois et lespeints culminants de la Science, sans avoir daignd dderire lesfaits qui devaient les y conduire? Auraient-ils suivi le proeddd decertains philosophes de nos jours, qui donnentä leurs Systemesle titre de philosophie de la nature, apres avoir mis en avant gket lk quelques donnees experimentales, dont ils s’exagdrentensuite la valeur?

Deux faits pourraient repondre affirmativement k ces ques-tions : 1° Les Systemes de philosophie actuels, ayant pour pointde ddpart quelques faits d’observation empruntds aux Sciences,ont tous la plus grande analogie.avec les Systemes de la philo-sophie grecque, surtout avec ceux qui sont antdrieurs k Platonet a Aristote.

2° Presque tous les auteurs de ces systdmes, Thales, Ddmo-crite, Pythagore, elaient initids k la Science des pretres de PE-gypte. Or, c’est dans les temples de Memphis, de Thebes etdTMiopolis qu’etait pratique Part sacre, qui, comme nous lemontrerons, n’dtait autre chose que la chimie experimentale,enveloppee de Symboles et de dogmes religieux. L’art sacrö,dont il n’esl fait nulle part mention eher les auteurs anterieursau lroisi6me siede de l’ere chrdtienne, apparait a Pepoque dela grande lutte qui eclata entre le paganisme et la religion chrd-tienne, c’est-k-dire k Pepoque oü tous les mystkres, si longtempsderobes k la connaissance du profane, furent mis en discussionet exposes aux regards du vulgaire. Dans ce combat k mort, oüdeux religions, l’une vieille et decrdpite, Pautre jeune et pleinede vie, absorbaient Pattention du monde, il fallait, de tonte ne-cessild, montrer et mesurer les armes avec lesquelles ellesallaient se combaltre.

Ajoutons que les Systemes des anciens philosophes ne noussont paivenus que tronquds, et que les ouvrages dans lesquelsces systdmes elaient exposes avec les faits d’observation qui leuravaienl probablement servi de base, ont, pour la plupart, en-