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IUSTOIBE 1)E LA CHIM1E.
nöe; c’est un corps poreux comme la pierre ponce. Cette def-iliere espöce porte le noin A’onykitis lorsqu’elle est bleue au de-hors, et qu’elle offre interieurement les taches de*Ponyx; eilese nonnne oslrakitis lorsqu’elle est d’un aspect noir et sale. »
Ces distinctions, fondees en realitö, mais que nous trouverionsaujourd’hui insignifiantes, avaient anciennement une grande va-leur. Ainsi, la cadmie botrytis ötaituniquement reservöe au trai-tement des maladies de l’ceil. L’espece, appelee plakitis, etaitexclusivement employee contre les maladies de la peau, etcomme un moyen de saeiliter la cicatrisation des plaies (1).
On se servaitde la cadmie, non-seulement pour des usages nie-dicinaux, mais encore, et c’est la ce qu’il Importe de noter, pourla fabrication de Yairain (aes, χαλκός). Envoici la preuve :
Pline dit (Hist. nat., xxxiv, 22) : « La pierre dont on fait l’ai-rain, et qui est utile aux fondeurs, se nomme cadmie. » — C’e-tait la cadmie naturelle ou la calamine. Le meme auteur remar-que ensuite que la cadmie qui se döpose sur les parois des che-minöes ( cadmie artificielle) peut Agalement servir ä la fabricationde l’airain, mais qu’on l’emploie plus particulierement en me-decine.
D’un autre c6tö, Dioscoride [Mat. med., v, 8-4) nous donne enquelque Sorte l’analyse de l’airain, en affirmant que la cadmiese produit pendant la calcination de l’airain, qu’elle s’attachesur les parois de lacheminee, etc. En esset, le zinc, etant volatil,devait, parl’actiondelachaleur, seeeparerdu cuivre, qui est fixe.
Ainsi, il demeure bien etabli que les anciens faisaient deYairain avec du cuivre et du zinc; leur airain etait donc une es-pöce de laiton. Mais on se deinande alors Comment ils appe-laient le cuivre? Eh bien! ils l’appelaient egalement airain (aes).
« L’airain, dit Pline, se retire aussi d’une autre pierre, appeleeckalkitis (pyrite de cuivre), qu’on rencontre dans l’ile de Chy-pre 12). Mais Vaurichalque, ajoute-t-il, obtint bientöt, par sabenutz, tous les suffrages, et remplaga generalement l’airain deChypre.» Cet airain de Chypre, que Pline appelle ailleurs (3)cyprium, d’oü vint plus tard le nom de cuprum, cuivre , etait em-ploye pour la coloration des verres. C’est avec ce mSme cuivre que
(1) ; Pline, Hist. nat., xxxiv, 23.
(2) Hist. nat., xxxiv, 2.
(3) Ihid., xxxvi, 28.