PREMIERE EPOQIIE. J 1 3
Rien n’est plus dur, si ce n’est la soif de l’or, qui est plus dureencore(a?m samesdurissima). Le travaildtant achevö, on coupelesoutenementdes voütes:lachute prochaines’annonce parun signequ’apercoit seul celui qui fait sentinelle au sommet de la mon-tagne. II crie et frappe aussitot, pour faire retirer tous les tra-vailleurs; lui-mdme fuitentoute häte. La montagne brisee tombeet se disperse eu mille dclals, avec un fracas qu’aucune expres-sion ne saurait rendre. Les mineurs, victorieux, contemplentavec satisfaction la nature qui s’ecroule. Cependant ce n’est peut-etre pas encore lä de l’or, et ils ont fait tous ces travaux sansbtre sürs d’en rencontrer. »
Le möme dcrivain resume par ces mots toutes les operationsdu mötallurgiste : <> Le minerai (quod effusum est) est bocardö( tunditur ), luve, moulu, chauffe et forgö. »
Voici Comment Diodore de Liede s’exprime, d’apres Agathar-chide, sur la maniere dont les mines d’or dtaient exploitöes enEgypte :
« Les contrdes de l’Iigypte voisines de l’Ethiopie et de l’A-rabie sont riches en mines d’or, dont l’exploitalion coüte beau-coup de travail et de depenses. C’est un minerai noir, marquede veines blanches et de taches resplendissantes. Les e liess del’entreprise emploient un tres-grand nombre d’ouvriers, quisont tous ou des criminels condamnds, ou des prisonniers deguerre; onv appelle meme tous les pavents des condamnds, lors-que le nombre des ouvriers est insuffisant. Ils travaillent jour etnuit, sans reläche, et sous la surveillance de soldats barbares,parlant des langues differentes de celles des mineurs, afin qu’ilsnepuissenl 6tre gagnes ni par des promesses ni par des prieres. —Celui qui distingueles veines d’or se place ä la tete des ouvriers, etleur dösigne l’endroit ä fouiller. Les rochers sont brisds, non parles inoyens de l’art, mais par des coins de fer. Les mineurs sol-vent , dans leurs travaux, la direetion des filons metalliqües, etsont dclairds par des lumidres dans les Souterrains obscurs. Lesroc.hes sont amenees au dehors, pilöes, et reduites en petitsmorceaux.
« Jamais les ouvriers ne chöment; on les excile sans eesse au
loujours aux meines objets. Ainsi, le silex de Pline, que l’on attaquait avec duvinaigre, n’etait pas de la silice, qui est compietement inaltaquable par cet aride,mais c’etait probablement urierocAe calcaire, de la chaux carbonatee; et la terrequ’il appelle inexpugnnble Ctait uneracAe siliceuse ou graiiitiqiie.
H1ST. DU LA CIIIMIK. — T. 1.
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