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Tome premier.
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1IIST01RE DE LA CI1IMIE.

propriete de revivifier les mdtaux en les desoxydant, dtait Sansdoute employde comme l’embleme de la purification et de lardsurrection. On sait combien rinfluence des dogmes religieuxetait grande dans l’antiquite. Le sei, comme l’orge, avait unevaleur symbolique.

L’or, ainsi purifie, s’appelait or obryze (aurum obryzum), c’est-ä-dire de l’or plusieurs fois passd au creuset (1). L’operationelle-meme s’appelait obrussa (2), que nous pourrions traduirepar coupellation. Suetone raconte, dans la vie de Neron, quecet empereurexigeaitqueles impöts lui sussent payds en or «quieilt passd par l’dpreuve de l’obrusse » : exigit aurum ad obrus-sam. Pline lui-mdme nous apprend d’ailleurs que l’essai de l’orpar lefeu s’appelle obrussa.

L’operation de Yobrusse parait dire assez.ancienne; car Hero-dote parle ddja (3) d’or calcind, par Opposition ä l’or blaue , quidtait un alliage d’or et d’argent, appeld electrum (4). . .

L’ electrum (ήλεκτρον) signifle, chez les anciens, deux chosesbien differentes: d’abord l’electruin proprementdit, c’est-ä-direVarnbre jtiune on le succin , qui est une substance organique (es-pece de resine fossile); en second lien, un alliage d’or et d’ar-gent, comme nous 1’apprend Pausanias (lib. i) : άλλο ήλεκτρον,άναιχευ.ιγμε'νος εστ'ιν άργύρω χρυσός, « 11 existe un autre dlectrum, quiest un alliage d’or et d’argent. » Gomp. Pline, XXXIII, 23 : « Toutor est allie d’argent; la proportion seule varie: c’est quelquefoisla dixieme, la neuvieme, la huitieme parile du poids. Lorsque laproportion de 1’argent est d’un cinquidme , l’or perd son noni,il s’appelle electrum (3). »

Les Grecs et les Romains avaient-ils un procedd particulier pourseparer l’or de 1’argent, soit dans les alliages naturels, soit dansles alliages arlisiciels de ces metaux? La simple coupellation nesüffisant pas pour en obtenir le ddpart, il est permis de croire

(1) ΙΙολλάκι; έψηθέν ώστε γένεσϋαι όβρυσον. Selioliaste ad Tliucyd., lib. II, fol.,p. 106, edit. Diiker. — Conf. Herodot., lib. i, p. 19 (edit. H. Stepli.).

(2) Cie. i» Bruto .— SenOque, epist. 13, 1 et 2.

(3) Lib. i, pag. 19 (ed. II. Stepli.).

(4) Oilyss. iv, 71.

(5) Un anteur Italien , Coitinovis (Ojmsvoli scelti suile scienze, etc. Milano,1760, in-4°), a clieicliO a pronver, dans une savame dissertation, que le platinectail connn des anciens sons le noni Xelectrum. Les raisons qu’il en donne nesont pas conciliantes.