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lllSTOIRE I)E EA CIUMIE.
des lois spdciales, mais que ces lois fönt bientöt place ä la vo-lontd arbitraire des empereurs, qui, pour conserver leur fröneet souvent leur vie, se faisaient faux monnayeurs. Iis y cher-chaient les nioyens de satisfaire les passions d’un peuple blase,et les caprices d’une milice indiseiplinöe qui disposait en souve-raine du sceptre de l’empire. C’est ainsi que nous verrens, aumoyen äge, lesrois souvent recourirau faux monnayage pour com-hattre l’esprit d’independance des grands vassaux. Onpeut doncetablir en rögle que la dögradation des monnaies est en raisondirecte de la decadence des moeurs. L’empire romain nous enoffre 1’exemple le plus eclatant. Voici quelques details ä 1’appuide notre opinion.
Monnaies grecques (ie GOO ans avant J.-C.
Parmi les plus anciennes monnaies de la Grece que 1’on con-serve dans les medailliers de nos musses, on remarque unemon-naie de Crotone. On suppose qu’elle a 6te frappee 000 ans avant .l’hre chretienne. Cette monnaie est d’argent, dpaisse, rude autoucher etimparfaitement arrondie. Son poids est 113 gr. 61.
Composilion : Argen! . 109,50
Cuivre. 1, o
Or. 0,13
Perle ... 3, 0
C’est donc 1& une monnaie en argent presque chimiquementpur (1).
Les stateres d or de Philippe de Macödoine, pere d’Alexandrele Grand, sont, d’apres les analyses de Patin et de Fabroni, com-posees de 0,970 d’or et de 0,021 d’argent. Ce litre est ä peu prescelui de l’or natis, c’est-ä-dire tel qu’il se rencontre dans la na-ture. Les mines du mont Pangde fournissaient annuellement pourla valeur de 5,229,000 fr. d’or. C’est de lä que Philippe tira lelevier le plus puissant pour l’exöcution de ses desseins politi-ques (2).
(1) Voy. Thomson, Annales de chirnie, lxxi, 113.
(i) Du temps d'Heroilote (vers 500), l’or s’echangeait en Gr^ce conlre sei/efois son poids en argent. Plus tard, dii teTnps de Socrate, il ne valait plus enargent que douze fois son poids; et cette diminution de la valeur de l’or doit AI reattribuAe aux sommes versAes loujours en or par les rois de Perse, pour cor-