Band 
Tome premier.
Seite
119
JPEG-Download
 

PREMIERE EPOQUE.

119

Les anciens habitanls de la Grande-Bretagne (1), les Clazomö-niens (2), les Lacöddmoniens et les Byzantins ont aussi emplovele fer ä cet esset.

Aristote et Pollux rapportent que Denis, tyran de Syraeuse, fitbattre de la monnaie d’etain. II parait inöine que les plumbeinummi, traduits ordinairement par monnaies de vil prix ,'&taientde rentables monnaies de plomb. Ce qu’il y a de certain, c’estque, sous le regne de Septime Severe, la monnaie de cuivreconlenait une quantitö notable de plomb en alliage (bronze) (3).Quant a la monnaie d’argent, eile parait avoir toujours <5töexompte de plomb; car ce mötal, allie avec l’argent, rend celui-ci aigre et cassant, ä moins que l’un de ces mbtaux ne depassede beaucoup l’autre dans les proporlions employees.

Les monnaies de l’antiquitö grecque et romaine dtaient faitesavec des alliages naturels, avec l’or et l’argent tels qu’ilsetaient extraits de leur minerai par les procödds alors connus.Aucune loi n’avait fixe le titre de la monnaie, c’est-ä-dire laquantitd d’or ou d’a'rgent pur qui doit entrer dans la composi-tion d’une piece monnavee d’un poids et d’une valeur d6ter-mines. Les pefites quantites d’or et de cuivre qu’on a trouves dansdes monnaies d’argent, frappees pendant larepublique de Borneou sous le regne de Philippe de Macedoine, sont purement acci-dentelles, et tont aussi variables que l’argent et le cuivre dans lesmonnaies d’or.

L’or et l’argent, aussi purs que les procedös alors connus per-mettaientde lesobtenir, devaient, ä causede leur moins grandedurete, presenter l’avantage d’une manipulation facile, en selaissant mieux laminer sous le marteau, et en recevant plus aise-ment l’empreinte de l’effigie et de l’exergue.

A mesure qu’on s’öloigne des beaux lemps de Borne et d’A-thenes, et que l’on se rapprochc de la chute de l’empire romain,on observc que le titre des monnaies est d’abord diitermind par

(1) Cesar, li, si., v, 12.

(2) Aiist., liv. n (Xeon.

(3) L. Savot (Discours sur les medailles anliques. Paris, 1627, 4°) <lit: ,< Ceux<|iii en sont enrieux les metlent dans le fen, et ne voyent Point qn’il en sol leaueun plomb ou estain anparavant le temps du dit Septimius, mais bien et fortvisiblement de celles qui ont (Ue fahriquecs du depuis, desquelles on voit suinteret sortir par peilte« gelitte» le plomb en diiers endroits, quand dies ont senti uupeu l’ardeur du feu. »