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Tome premier.
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HISTOIIIE DE LA CHIMIE.

generale, relirer '1’argent contenu dans les monnaies. A Ia placede celles-ci, iis firent frapper des monnaies de bronze ou decuivre dami, simulant les monnaies d’argent. Tout en re-cueillant le proflt de cette Operation frauduleuse, les empereursavaient ordonne de ne faire percevoir les revenus du trisor qu’enmonnaies d or, qu’ils s’etaient bien gardes d’altirer.

Dix de ces fausses pieces de bronze e tam 6, a l’efßgie de Ga-ben, pesant 232 gr., ont donni (1) :

Cuivre. 221,25

Argent. 1,25

Ltain.. 9

La quantite d’argent qui s’y trouve est accidentelle, et prt>-bablement due a l’imperfection du procede mis en usagepour extraire ce metal. Laprisence de 1’etain dans les monnaiesdu troisieme siede suppose l’emploi du bronze (xs statuarium),ou du cuivre provenant d’ancienne vaisselle (xs celadrium, xsollarium). C’estainsi qu’on a vu, pendant la Involution franqaise,frapper des monnaies avec du metal de cloche.

dependant, dans toute Petendue de 1’empire romain, les mon-naies de plomb et d’etain etaient, comme fausses, exc-lues de lacirculation; il y avait difense expresse d’en imettre , commenous Papprend la loi 9, parag. 2 du livre 8 du Digeste, titr. 10,oii il est fait mention de la loi Cornelia, dablie contre les faus-saires : Eadem lege exprimitur, ne quis nummos stanneos emere,vendere dolo malo velit.

La plupart des midailles antiques des Grecs et des Romains,de meme que celles des premiers rois de France et des empe-reurs d’AIlemagne, daient fabriquees avec de 1’argent ou de l’oraussi pur que les procedis alors usites pouvaient le permetire (2).Les tributs dontles consuis et les premiers empereurs romainsfrappaient les nations vaincues s’effectuaient en monnaies d’ar-gent (3), tandis que plus tard les impots devaient dre payis en

(1) Kiaprotli, Annales de chimie, i.xxxi.

(2) Savot (citant Bodin ) dit que, par un essai qui fut fait-de son temps ä Paris,on Irouva que les mCdailles d’or de Vespasien dtaient a si liaut titre que les or-fevres et le prisident de la cour des monnaies n’y trouvaient qu’une 788° partied’empirance. ( Metallurgie des anciens, cliap. vi.)

(3) Pline, xxxin, 15. Sed prxter alia equidem miror populum romanumviciis gentibus in tributo semper argentum imperitasse, non aurum.