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Tome premier.
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127
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PREMIERE EPOQUE.

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§ 23.

l*roppi«‘t«‘s iles inetaux. — Composes et preparatioils metal-

liqucs.

Or. — Ce mötal devait son prix ä son inaltörabilitd et ä sa sta-bilite au feu. C’est ce qui Iui valut plus tard le nom de rot desmelanx. Voici Comment Pline nous trace en deux mots l’histoirede l’or (1): « L’or existe parfait dans la nature, pendant que lesautres metaux ne se perfectionnent que par le feu. En outre, 11n’est pas sujet ä se rouiller, ni ä clianger de poids ou de qualite.11 rösiste ä l’action des sucs acides, qui atlaquent toules les au-tres substanees {succos aceti domitöresrerum). De plus, il se laissefiler comme de la laine. On fält des tissus d’or pur. J’ai vu moi-möme l’imperatrice Agrippine, femme de Claude, assister, äcotö de son mari, au spectacle d’un combat naval; eile dtaitvötue d’un manteau tisse de purs fils d’or. »

II saut que le luxe des Romains ei leur goüt pour les objetsd’oraient ete poussös bien Ioin; car Pline rapporte, avec Indigna-tion, que Marc-Antoine, le triumvir, s’dtait servi de vases d’orpour lesbesoins et les usages les plus dögoütanls; luxe, ajoute-t-il, ä faire rougir Cldopätre m6me (2).

«Nulle substance, dit Pline, en poursuivant son röcit, n’estplus mallöable que l’or (3) : une once d’or se laisse etendre enplus de sept cent cinquante lames minces ( bracleas ), de quatredoigts de long et d’autant de large. Les plus epaisses de ces feuil-les s’appellent aujourd’hui feu dies de Pröneste. On appliquel’or sur le marbre, au moyen du blaue d’ceuf ( candido ovi). Laviritable methode de dorer le cuivre consiste dans l’emploi duvif-argent {x.s inanrari argento vivo). A cet esset, on decape d’a-bord parfaiteinenl le cuivre, en le chauffant, et en l’eteignantdans un mölange de sei, de vinaigre et d’alun. On lui appliqueensuite les feuilles d’or, amalgamees avec du vif-argent, elmeines de poudre de pierre ponce et d’alun. »

(1) Hist. nat., xx\m, 10.

(5) lbid. xxxiit, 14. Aureis tisum in omnibus obscenis desideriis, pudendocrimine, etiam Cleopatra:.

(3) lbid. 19. II eile comme exemple les feuilles d’or de Prdneste. Cependant impeil plus loin il dit que le plomb est plus malteable que l’or.