Band 
Tome premier.
Seite
131
JPEG-Download
 

PREMIERE EPOQUE. 131

La fraucle, chose triste ä constater, 68t de tous les pays et detous les temp's. Demandez ä nos droguistes, ä nos dpiciers, ä nosboulangers, äqaoi lapoudre de eraieou deplätre peut leur serv'r.

Cependant on songea de bonne heure ä arreter les ddborde-ments de la tromperie. Suivant Pline on reconnaissait que 1 ’atrurjocst sophistiqud avec de Vatrammtum sutoriurn, lorsque, ötantmis sur une lame de ler rougi au feu, il se recouvre de lachesl’ouges (rubescit). G’est effectivement ce qui a lieu lorsque le Sul-fate de cuivre est, ce qui arrive frequemmenl, mölö de Sulfate deler. Ces taches rouges ou jaunes, qui se manifesten! pendant ladücomposition du Sulfate, ne sont aulre chose que de l’ocre{oxyde de fer).

Imlependamment de ce moyen, Pline en indique un autrenun inoins curieux : il recommande d’appliquer I ’xrvgo sur dupapyrus qu’on a laissö auparavant macörer dans du suc de noixde galle; la fraude est, dit-il, manifeste, st lepapiernoircit (1).

Voilii le premier papier reactif dont il seit fait mention; et ilpeut servil- encore aujourd’hui h constater la prösence d’Unsei de fer (2).

Les faitsque nous venons de signaler prouvent que le levier leplus puissant du progres de la Science est, non pas Pamour dubien, mais le genie du mal.

L’xruf/o dtait employö, en medecine , pour faire des collyreset des emplatres (3). Dioscoride en indique dejh la propriötd Vo-mitive.

L’espeee d ’xrugo appelee scolecia ( 4 ) se preparait en traitantensemble un mölange de cuivre, de nitre, d’alumine etde vinai-grc blanc trös-fort (cum aceto albo quarn acerrimo). Une autremöthode de l’obtenir consistait a racler la surface du minerai decuivre appele khalkitis (ö).

Il resuite de lä que la scolecia ötait tantöt un acetate de cuivre(peut-etreun mdlange d’acdtate et de nitrate), tantöt le Sul-fate du möme mdtal.

(t) Deprehenditur et papyro galla priics macera/o; nigrescit enim statimssnigine illita. Plin., Hist. nal., x\xiv, 26.

(2) La noix de galle (neide tanniijue) noircit les sels de fer, en donnant nais-sance ä de l’encre.

(3) Pline, xxxiv, 27; Diosc.', v, 87.

^ (4) S<(öXr,|, ver; ä cause de son aspect.

(.=>) Pline, xxxiv, 29.

9 .