PREMIERE EPOQUE.
133
paredelamanräresuivante :onconstruisaitdeux petiteschambresl’une sur l’autre; dans le milieu de celle d’en bas dtait placö lefourneau, dont la bouche allait se rendre dans la chambre supd-vieure. Gelte chambre avait le plafond voütd, seien Gaben, elunepetite fenötre qu’on tenait fermde pendant lapreparation du pom-pholvx. Quand le feu etait bien allumd et le fourneau bien chaud,on y jetait, par la petite fendtre pratiquee dans la chambre su-perieure, du cuivre jaune ou de la calamine, qui, par l’action dufeu, rdpandait d'epaisses fumees blanches. Ces fumdes venaients’attacber aux parois et ä la voüte de la chambre, sous forme depelits flocons doux au Wucher, auxquels on donnait le nom depompholyx, et plus tard celui delaine des philosophes (lanaphilosophica). Les-flocons qui retombaient sur le plancher infe-rieur, et qui etaient rdputes moins purs, constituaient le spodiumdes anciens (1).
Le pompholyx et le spodium ne sont donc que l’oxyde de zinc,qui se produit chaque fois que l’on chauffe le metal au contactde l’air.
81 dans l’opdration que nous venons de decrire les anciensavaient evite le contact de l’air, ils auraientobtenu le zinc dis-tilld, et personne ne leur aurait pu contester la connaissance duzinc metallique.
Dioscoride dit : « 11 saut recouvrir ladite cadmie de charbon,et la chauffer jusqu’ä ce qu’elle devienne brillante (2). »
Cette cadmie brillante (διαφανής), serait-ce le zinc mdtallique,obtenu par la reduction du minerai (oxyde) au moyen du char-bon?
11 est äregretter que Dioscoride n’entre pas ici dans de plusamples details, et qu’il ne nous parle pas de la distillation. Son^aconisme laisse le champ libre aux commentaires.
Les noms de κασσίτερος et slannum, que l’on traduit par elain,ont donnd lieu äbeaucoup d’equivoquesqui disparaissentdes quel’on admet que les Grecs et les Romains eonnaissaient le zinc, etqu’ils l’appelaient, ainsi que l’etain, κασσίτερος ou stannum.
(I) Σποδός, retnlre. Pline, xxxiv, 33.
('>.) Καυστέον δε τήν προσειρημίνην χαδμείαν, έγχρύπτοντας εις άνΟραχας έως οΰδιαφανχς γένηται Dioscoride, tib. ν, 84.