IHSTOIBE DE LA CHIMIE.
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dans la nalure. La mer en fournissait la plus grande parfie : onfaisait arrivcr l’eau de mer, au moyen d’ecluses, daus des etangs(slagna ), oü eile s’kvaporait spontanement par la chaleur du so-leil, en laissant le sei sous forme de dkpöt (1). G’6tait le Systemedes marais salants, tel qu’il se pratique encore aujourd’hui.Ces marais ktaient appelks salinx; il y en avait dans l’ile deCrete, et sur quelques points du littoral de l’Jtalie et de l’A-frique.
Dans les Gaules, en Germanie, en Cappadoce, ainsi que dansbeaucoup d’aulres pays de l’empire romain, on exploitait, commeon le fait encore aujourd’hui, desfontaines salees. Dans les climatscliauds, ces fontaines ktaient kvaporees par la simple chaleur dusoleihdans lesclimats plusfroids, commedans les Gaules et dansJa Germanie, on employait, k cet esset, Ja chaleur artificielle :« Dans ces pays, on verse, dit Düne, l’eau salee sur des char-bons ardents (2). »
Enlin, on exploitait en Cappadoce, ä Agrigente, kTragaske, kOromene, des mines de sei fossile ou de sei gemme (3). Ce sei estbeaucoup plus difficile k fondre que le sei cristalüse, obtenu parvoie d’evaporation; car ce dernierfond facilement dans son eaude cristallisalion, tandis que le premier, ne subissant que lafusion ignee, exige une tempkrature beaucoup pluselevke. C’estdans ce sens qu’il saut comprendre Düne, quand il dit que Jesei d'Agrigente et de Tragaske rksiste au feu ( ignium paliens),qu’il n’y decrepite point (in ignenec crepifat nec exsilit), maisqu’il fait effervescence dans l’eau (ex aqua exsilit) (4).
A ces indices il est impossible de ne pas reconnaitre le seigemme, analogue k celui de Wieliczka en Dologne.
Ainsi, les anciens savaient fort bien distinguer le sei gemme,dAsigne par le noin genkrique sei, du sei marin obtenu parla voie humide; car Ns avaient observk que le premier est plusdifficile a fondre, et qu’il fait effervescence dans l’eau; caracteresque le sei ordinaire cristallisk (non fossiles ne presente point.Düne se sert ici de l’expression ex aqua exsilire (liltöralement
(I) Piine, swi, 77; Dioscoride, x, 127.
'2) Galli.Te Germaniceqne ardentibus lignis aquam salsam infundunt. PiineXXM, 39.
(3) Piine, tbid.; Aulii-Gelle, », 2; Sidoine, ix, Episl. 12.
(4) Piine , xwi, 39.