194 I1IST0IRE DE LA CIIIMIE.
L’acide sulfureux, rösultat de la combustion du sousre, produi-sait Ie mömc esset que les huiles essentielles.
Lajie de vin (fxx vini) n’etait pas un objet perdu. On la des-sdcbait, et ön la brülait pour en retirer la cendre, qui servait auxmeines usages que le sei des cendres de vegetaux.
ISulla in parte mundi cessat ebrietas, il n’y a pas de pays aumunde oü l’on ne s’enivrc, disaient les Romains, lesconquerantsdu monde alors connu. L’usage du vin allait en augmentant, enraison de la puissance et de la splendeur de Home; mais il n'al-lait pas pour cela en diminuant avec la ddcadence de l’empirerornain. Le vice de l’ivrognerie etaitdejä enracinö du temps deMarc-Antoine, qui, au rapportde Pline,composa, quelques joursavant la bataille d’Actium, un traitd d’apologie de l’ivrognerie,dont nous n’avons pas beaucoup ä regretter la perte. Les con-vives de Lucullus prenaient de la eigne, asm que la crainte de lamort les fit gorgerde vin, qui passait pour le contrc-poisonde la eigne (l). Jusqu’oü peut aller la folie humaine !
§ cä.
Vinaigre·
Ce pioduil de la seeonde fermentation du vin elait depuislongtemps employe en medecine comme rafralchissant et dis-cussis, paria raison (donnee par quelques mddecins) qu’etantverse sur le pavd, il y produitune sorte d’ebu!lition eeumeuse(infusum Icrrx spumat) ( v 2). On devait encore longtemps ignorerque ce phdnomene est du au degagement d’un gaz (acide car-bonique) provenant de la decomposition d’un sel (carbonate).
Les vapeurs du vinaigre etaient respirdes par les malades ausorlir du bain. Le vinaigre etendu d’eau servait de boisson ordi-naire aux convalescents. La cendre des sarments de vigne et dumare de raisin, ddlayee dans du vinaigre, etait appliquee extd-rieurernent dans le traitement des maladies de la peau. Levinaigre dtait employe comme antidote de plusieurs poisons, etpafticulierement contre la morsure des serpents venimeux. Enlinil servait d’assaisonnement.
(1) Pline, x>V, 28; Diofcoiitlc, v, 11.
(2) Celsi·, v, 27 ; Pline, XXIII, 27.