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Tome premier.
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11IST01UE DE LA CI1IMIE.

Nous savons maintenant pourquoi le suere, qui devait un jouroperer une si grande rbvolution dansle commerce et 1’industrie,n’dtait guere repandu dans 1’antiquitb; c’est que son emploi titaitexclusivernent reservo a Ia medecine (t).

§ 6 -i.

.lliel.

La connaissance du miel remonte aux temps les plus reculis.C’est le miel qui, dans l’antiquite, a remplaci l’usage du suere;et eelui-ci esldevenu unaliment aussi indispensable que 1’itaitlcmiel sur les tablcs des Grecs et des Romains.

Le miel dissere pourtant essentieliemcntdu suere paiTabsencede la fermenlalion alcoolique. Les abeilles sont, non pas desInstruments passifs dont le röle se bornerait h transporter lesue des nectaires (solulion de suere de cannc) dans les ruches ·c’est au sein de leur corps me me que ces insectes operent latranslormation du suere en miel.

De toul teinps rien n’excitaautantla curiosite de 1’observateurque les Iravanx des abeilles. Aristomaque de Soles consacra,dit-on, cinquantc-lniit ansde sa vic h observer leshabitudes et lesmoeursde ees iule essants animaux (2).

Una cbose digne de remarque, c’est que les anciens avaientdija reconnu que le suc recueilli par les abeilles sur les plantesest different du miel deposti dans les ruches ; car iis debuissentle miel un suc rccucilli sur des fleurs et digiri par les abeilles{alvei* maceratus)

Le miel atlique du mont Hymette itait celebre dans toute I’an-liquite. II avait une odeur trös-suave, provenant des plantesaromatiques qui, tolles que l’origan, le thym, la sauge et d’au-tres plantes de la fami Ile des labiies, se plaisent dans les terrainsmontagneux et arides.

rerum, elc. ISreme, in-8 0 , 1073, pars ii, p. 21 ; et Angelus Sala, de Saccharo-logia, Ro-tock, in 8°, 1037.

(1) Les miderins arabes parient souvent <>» tabaschir ou du

suc epaissi de la cannc du bainbo», qui itait, ii n’en pas donter, notre suere deeanne, et le mime que les Grecs appelaient μέλι καλάμινο·/ ,(miel de roseau), etαλξ Ίνδ'.κή (sei iudien). Voy. Sprengel, Ilist. de la medecine, t. II.

(2) Pline, xi, 9.

(3) Pline, ibid., c. 12.